Pour rejoindre l'armée belge comme volontaire, il faut valider une évaluation physique appelée PhEF (Physical Evaluation Fitness). Elle tient en deux épreuves : un gainage latéral, le side bridge, et une course sur tapis roulant.
Ce test n'est pas un simple filtre à l'entrée. Il mesure l'aptitude physique de chaque militaire et se repasse chaque année. Le réussir demande surtout de la régularité, pas un niveau d'athlète.
Cette page détaille le protocole de chaque épreuve, les barèmes officiels par âge et par sexe, ce qui distingue le noyau commun des fonctions de combat, et un plan concret pour arriver prêt le jour du test.
Le PhEF : les deux épreuves du noyau commun
Le PhEF est un test annuel obligatoire dans l'armée belge. Il mesure la condition physique générale du personnel et suit son évolution d'une année sur l'autre. Tous les volontaires y sont soumis, quelle que soit leur fonction.
Il combine deux efforts complémentaires. Le side bridge évalue la force et la stabilité du tronc. La course sur tapis roulant mesure l'endurance cardiorespiratoire, proche d'un test de VMA court.
La notation est déséquilibrée, et c'est utile à connaître pour préparer sa stratégie. Le gainage latéral pèse environ 20 % du score total. La course compte pour les 80 % restants. C'est donc elle qui fait la différence.
Pour réussir, il faut obtenir au moins 50 % à chacune des deux épreuves. Une bonne note à la course ne rattrape pas un échec au side bridge, et l'inverse est vrai aussi. Les barèmes sont différenciés par âge et par sexe, avec un souci d'équité entre hommes et femmes.
Un point de vocabulaire évite bien des confusions. Les pompes (push-ups), les tractions (pull-ups) et la course-combat ne font pas partie du PhEF. Elles concernent uniquement les fonctions de combat, comme les paracommandos. Le noyau commun se limite au side bridge et à la course sur tapis roulant.
Le side bridge : protocole, technique et barème

Le side bridge, ou gainage latéral, se réalise en intérieur, sur un tapis de sol, sous supervision. Le principe tient en une phrase : tenir une position de planche sur le côté le plus longtemps possible. Le temps enregistré donne la note.
L'épreuve se fait des deux côtés. Vous tenez un premier côté, puis l'autre, avec cinq minutes de repos entre les deux. Chaque côté est chronométré séparément.
La position doit rester rigoureuse du début à la fin. Le corps forme une ligne droite de la tête aux pieds, en appui sur l'avant-bras et les pieds. Les fessiers restent serrés, et le bassin ne doit ni tomber ni tourner. Toute rotation ou tout fléchissement invalide le maintien.
Un détail change beaucoup le jour J. L'examinateur explique la bonne position avant de lancer le chronomètre, mais dès que le test commence, il n'y a plus aucun retour ni correction. Mieux vaut avoir travaillé et mémorisé le positionnement à l'avance, sinon une posture approximative coûte des secondes précieuses.
Le barème dépend de l'âge et du sexe. Pour un 20/20, un homme de moins de 30 ans doit tenir 2'05" et une femme de la même tranche 1'50". Le seuil de réussite, à 10/20, correspond à 1'15" pour un homme de moins de 30 ans. Le tableau ci-dessous donne les temps à tenir selon la note visée.
| Note | Homme < 30 | Femme < 30 | Homme 30-39 | Femme 30-39 | Homme 40-49 | Femme 40-49 | Homme 50+ | Femme 50+ |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 20/20 | 2'05" | 1'50" | 1'55" | 1'45" | 1'50" | 1'40" | 1'45" | 1'35" |
| 19/20 | 2'00" | 1'45" | 1'50" | 1'40" | 1'45" | 1'35" | 1'40" | 1'30" |
| 18/20 | 1'55" | 1'40" | 1'45" | 1'35" | 1'40" | 1'30" | 1'35" | 1'25" |
| 17/20 | 1'50" | 1'35" | 1'40" | 1'30" | 1'35" | 1'25" | 1'30" | 1'20" |
| 16/20 | 1'45" | 1'30" | 1'35" | 1'25" | 1'30" | 1'20" | 1'25" | 1'15" |
| 15/20 | 1'40" | 1'25" | 1'30" | 1'20" | 1'25" | 1'15" | 1'20" | 1'10" |
| 14/20 | 1'35" | 1'20" | 1'25" | 1'15" | 1'20" | 1'10" | 1'15" | 1'05" |
| 13/20 | 1'30" | 1'15" | 1'20" | 1'10" | 1'15" | 1'05" | 1'10" | 1'00" |
| 12/20 | 1'25" | 1'10" | 1'15" | 1'05" | 1'10" | 1'00" | 1'05" | 0'55" |
| 11/20 | 1'20" | 1'05" | 1'10" | 1'00" | 1'05" | 0'55" | 1'00" | 0'50" |
| 10/20 | 1'15" | 1'00" | 1'05" | 0'55" | 1'00" | 0'50" | 0'55" | 0'45" |
Ce barème est celui du PhEF annuel. Le parcours de sélection paracommando applique une grille un peu différente, avec par exemple 2'00" pour un 20/20 chez un homme de moins de 35 ans. Les deux contextes ne se confondent pas.
La course sur tapis roulant : protocole et barème

La seconde épreuve est la plus lourde en points, avec 80 % du score du PhEF. Elle se court sur tapis roulant, réglé sur une inclinaison constante de 2 %. Selon la Défense et l'École Royale Militaire, la distance de référence est de 2400 mètres, et c'est le temps réalisé qui fixe la note.
La brochure de la Défense décrit un protocole progressif. Après un échauffement d'une minute, le départ se fait à 6 km/h, puis la vitesse augmente de 0,3 km/h toutes les 30 secondes, jusqu'à un maximum standard de 14'30 pour les hommes et 11'30 pour les femmes.
Un malentendu revient souvent, autant le lever. Il ne s'agit pas d'une course libre de 2400 mètres sur route. L'effort se fait sur tapis calibré, à inclinaison imposée, ce qui rend l'allure régulière et l'évaluation comparable entre candidats. En néerlandais, ce test porte le nom de loopbandtest.
Comme pour le side bridge, le barème varie selon l'âge et le sexe. Pour un homme de moins de 30 ans, 20/20 correspond à 9'31", soit une allure d'environ 3'57 au kilomètre (15,17 km/h). Le seuil de 10/20 se situe à 11'26". Pour une femme de la même tranche, 20/20 vaut 10'55" et 10/20 vaut 13'20".
| Note | Homme < 30 ans | Femme < 30 ans |
|---|---|---|
| 20/20 | 9'31" | 10'55" |
| 19/20 | 9'42" | 11'10" |
| 18/20 | 9'54" | 11'24" |
| 17/20 | 10'05" | 11'39" |
| 16/20 | 10'17" | 11'53" |
| 15/20 | 10'28" | 12'08" |
| 14/20 | 10'40" | 12'22" |
| 13/20 | 10'51" | 12'37" |
| 12/20 | 11'03" | 12'51" |
| 11/20 | 11'14" | 13'06" |
| 10/20 | 11'26" | 13'20" |
Des barèmes distincts existent pour chaque tranche d'âge au-delà de 30 ans, avec des temps progressivement plus souples. Un point mérite une nuance chez les plus de 50 ans. Selon Le Soir, la loi prévoit une dispense du PhEF passé 50 ans, mais des barèmes existent malgré tout pour cette tranche, sans doute destinés à certains volontaires ou à des candidats en sélection initiale.
Ce niveau reste accessible. Une VMA amateur se situe entre 12 et 18 km/h, quand l'élite tourne entre 20 et 24 km/h. Le test demande de tenir un effort intense quelques minutes, pas d'afficher un chrono de compétiteur. Pour un adulte actif avec un IMC inférieur à 30, viser 20/20 reste largement à portée.

Conditions de passage, encadrement et sécurité
Le test se déroule dans un cadre standardisé, pensé pour que les résultats soient comparables partout. Le gainage se fait en intérieur, sur tapis de sol. La course a lieu sur tapis roulant calibré, ou sur une piste d'athlétisme validée par l'unité selon le format retenu.
L'ensemble est encadré par le PTI, le préparateur technique d'instruction de l'unité. Il explique les consignes, vérifie la conformité du parcours et encode les résultats. Les conditions ambiantes, température et humidité, sont notées, et l'équipement est calibré avant chaque session.
La sécurité passe avant la performance. Un personnel médical ou paramédical dépiste les contre-indications avant l'effort. Le tapis roulant est équipé de barres de sécurité et d'un système d'arrêt d'urgence, et un défibrillateur automatisé externe reste accessible sur le site. Toute douleur ou tout malaise doit être signalé aussitôt, et l'épreuve est interrompue en cas de problème.
Les profils avec restrictions médicales ne sont pas écartés pour autant. En cas de pathologie articulaire ou d'autre contre-indication, des tests alternatifs permettent d'évaluer la condition physique différemment.
Se préparer au PhEF : le plan d'entraînement
Bonne nouvelle : une préparation raisonnable suffit. Inutile de s'entraîner comme un professionnel toute l'année. Deux à trois séances par semaine permettent de progresser sans se blesser, à condition d'être régulier.
La base à viser est simple, savoir courir 5 kilomètres sans s'arrêter. C'est le socle sur lequel tout se construit. Le jour du test, la règle d'or est de ne pas partir trop vite, sous peine de le payer dans les dernières minutes.
Puisque la course fait 80 % de la note, elle mérite le plus d'attention. Une séance par semaine doit viser le travail de VMA à l'allure cible. Concrètement, cela peut prendre la forme de 6 fois 400 mètres ou de 3 fois 800 mètres à cette allure, pour un volume d'intervalles équivalent à 2400 mètres. Ce type d'effort développe l'endurance et repousse l'accumulation d'acide lactique.
Le side bridge, lui, se travaille presque tous les jours. Quelques minutes de gainage quotidien, avec une attention constante au positionnement, suffisent à la plupart des candidats pour valider les temps demandés. La régularité prime sur l'intensité.
Une méthode efficace commence par mesurer son niveau. Courez un 2400 mètres à fond pour connaître votre temps de départ, puis déduisez-en un rythme cible. Ce rythme cible se calcule en divisant le temps total par 24, soit le nombre de tronçons de 100 mètres. Pour un objectif de 9'30 (570 secondes), le rythme cible tourne autour de 23 secondes aux 100 mètres. Chaque séance d'intervalles se cale ensuite sur ce rythme cible.
| 2400 m | 100 m | 200 m | 400 m | 800 m | 1000 m |
|---|---|---|---|---|---|
| 9'00" | 22" | 45" | 1'30" | 3'00" | 3'45" |
| 9'30" | 23" | 47" | 1'35" | 3'10" | 3'57" |
| 10'00" | 25" | 50" | 1'40" | 3'20" | 4'10" |
| 10'30" | 26" | 52" | 1'45" | 3'30" | 4'22" |
| 11'00" | 27" | 55" | 1'50" | 3'40" | 4'35" |
| 11'30" | 29" | 57" | 1'55" | 3'50" | 4'47" |
| 12'00" | 30" | 1'00" | 2'00" | 4'00" | 5'00" |
| 12'30" | 31" | 1'02" | 2'05" | 4'10" | 5'12" |
| 13'00" | 32" | 1'05" | 2'10" | 4'20" | 5'25" |
| 13'30" | 34" | 1'07" | 2'15" | 4'30" | 5'37" |
| 14'00" | 35" | 1'10" | 2'20" | 4'40" | 5'50" |
| 14'30" | 36" | 1'12" | 2'25" | 4'50" | 6'02" |
Combien de temps prévoir ? Une préparation spécifique de 8 semaines suffit à la plupart des candidats pour viser un bon score sans risque de blessure. L'erreur classique consiste à ne rien faire pendant dix mois, puis à vouloir tout rattraper en deux. C'est le meilleur moyen de se blesser juste avant l'échéance.
Ces objectifs se prolongent pendant la formation. À la fin de la Phase d'Initiation Militaire (PIM), les candidats du département formation militaire doivent courir 5 kilomètres en moins de 30 minutes. Pour les candidats para et fusilier, l'objectif monte à 8 kilomètres en moins de 40 minutes.

PhEF et fonctions de combat : le cas des paracommandos
Le noyau commun s'arrête au side bridge et à la course. Les fonctions de combat ajoutent d'autres épreuves. C'est le cas de la sélection paracommando, plus exigeante et plus complète.
Le deuxième jour de cette sélection comprend une course adaptée, plus longue et notée plus strictement que le PhEF standard, ainsi que des tractions (pull-ups), des pompes (push-ups) et des side-bridges. S'y ajoutent des tests psychotechniques et un entretien de pré-orientation.
Les tractions forment la première barrière. Le bas du barème est éliminatoire : 0, 1 ou 2 traction entraînent une exclusion directe. Il faut au moins 3 tractions pour décrocher une note (7/20), 6 tractions valent 10/20, et le maximum de 20/20 s'obtient à 16 tractions.
| Tractions | Note (/20) |
|---|---|
| 16 | 20 |
| 15 | 19 |
| 14 | 18 |
| 13 | 17 |
| 12 | 16 |
| 11 | 15 |
| 10 | 14 |
| 9 | 13 |
| 8 | 12 |
| 7 | 11 |
| 6 | 10 |
| 5 | 9 |
| 4 | 8 |
| 3 | 7 |
| 2 | exclusion |
| 1 | exclusion |
| 0 | exclusion |
Les pompes suivent une logique proche, sans élimination. 25 pompes donnent 20/20, 15 pompes valent 10/20, et en dessous de 3 la note tombe à zéro. Les femmes peuvent réaliser cette épreuve genoux posés au sol, une adaptation prévue du protocole.
| Pompes | Note (/20) |
|---|---|
| 25 | 20 |
| 23 | 18 |
| 21 | 16 |
| 19 | 14 |
| 17 | 12 |
| 15 | 10 |
| 12 | 8 |
| 9 | 6 |
| 6 | 4 |
| 3 | 2 |
| moins | 0 |
Côté endurance, l'objectif du programme d'entraînement paracommando est de courir 2400 mètres en moins de 13 minutes. C'est une cible d'entraînement à atteindre au fil des semaines, pas le seuil du barème PhEF, qui reste distinct.
Le programme officiel dure 12 semaines. Il repose sur quatre piliers, la force, la souplesse, l'endurance et la vitesse, et s'organise en blocs de quatre semaines, trois progressives puis une allégée pour récupérer. Avant même de le commencer, il est recommandé de pouvoir marcher 40 minutes sans interruption. Trois séances de renforcement musculaire par semaine complètent le travail de course, sans matériel particulier.
Une obligation statutaire : réussir ou être écarté
Réussir le PhEF n'est pas optionnel. Sans lui, un militaire n'est pas considéré comme opérationnel et ne peut pas partir en mission. C'est le niveau minimum exigé pour garantir que chacun dispose des capacités physiques de base sur le terrain.
Le cadre est fixé par la loi G1, qui régit le statut des militaires depuis le 1er janvier 2014. Elle introduit une triple aptitude statutaire, à la fois professionnelle, médicale et physique. Le volet physique impose de réussir le PhEF, avec plusieurs tentatives possibles, et prévoit trois séances de sport de 45 minutes par semaine pour se préparer. Ce test remplace les anciens TMAP.
Les conséquences d'un échec ne sont pas immédiates, mais elles existent. Des échecs successifs ou des non-présentations répétées peuvent mener à une radiation. La loi prévoit toutefois des mesures transitoires pour les militaires de plus de 45 ans ou comptant plus de 25 ans de service.
Ces chiffres rappellent que l'épreuve n'a rien d'anodin pour une partie des effectifs. Selon Le Soir, qui reprenait en février 2020 des données de l'état-major relayées par un syndicat, 17,56 % des militaires n'avaient pas présenté le PhEF annuel ou l'avaient échoué, soit 3 907 personnes sur 25 853. Dans le détail, 11,66 % ne s'étaient pas présentés sans justification (2 595 militaires) et 7,63 % bénéficiaient d'une exemption médicale (1 698 militaires).
Foire aux questions
Quels sont les tests physiques pour entrer dans l'armée belge ?
Les tests physiques du noyau commun pour tous les volontaires de l'armée belge sont le PHEF (Physical Evaluation Fitness), composé de deux épreuves obligatoires : le side bridge (gainage latéral) exécuté à gauche puis à droite avec 5 minutes d'intervalle, et la course sur tapis roulant progressif (loopbandtest) avec échauffement 1 min, départ à 6 km/h, augmentation de 0,3 km/h toutes les 30 secondes, pente constante 2 %, jusqu'à un maximum standard de 14 min 30 (hommes) / 11 min 30 (femmes). Les pompes, tractions et course-combat ne concernent QUE les fonctions de combat spéciales comme paracommandos.
Quel est le barème du side bridge pour l'armée belge ?
Le barème du side bridge (gainage latéral) est différencié par âge et sexe. Pour un score de 20/20, un homme de moins de 30 ans doit tenir 2'05", une femme de moins de 30 ans 1'50". Un homme de 30-39 ans doit tenir 1'55" (femme 1'45"), un homme de 40-49 ans 1'50" (femme 1'40"), et un homme de 50+ ans 1'45" (femme 1'35"). Le score minimal requis est 50 % (10/20) pour chaque épreuve PHEF.
Quel est le barème de la course sur tapis roulant pour l'armée belge ?
Le barème de la course sur tapis roulant progressif est différencié par âge et sexe. Pour un homme de moins de 30 ans, un score de 20/20 correspond à 9'31" (allure 3'57/km, 15,17 km/h), et 10/20 correspond à 11'26". Pour une femme de moins de 30 ans, 20/20 correspond à 10'55" et 10/20 à 13'20". Les temps augmentent progressivement avec l'âge, des barèmes spécifiques existent pour chaque tranche d'âge (30-34, 35-39, 40-44, 45-49, 50-54, 55-59, 60+).
Comment se préparer aux épreuves physiques de l'armée belge ?
La préparation recommandée comprend 2-3 séances hebdomadaires. Le conseil officiel est de savoir courir 5 km sans s'arrêter comme base. Une séance doit être dédiée au travail de VMA à l'allure cible (par exemple 6×400 m ou 3×800 m), avec un total d'intervalles équivalant à 2400 m. Pour le side bridge, un entraînement quotidien de gainage avec attention rigoureuse au positionnement correct est recommandé. Un programme structuré de 8 à 12 semaines permet d'atteindre les objectifs de 10/20, 15/20 ou 20/20 sans risque de blessure.
Quel est le nouveau test physique pour les sélections de l'armée belge ?
Le test physique PHEF (Physical Evaluation Fitness) est obligatoire depuis la loi G1 de 2014. Il remplace les anciens TMAP et comprend le side bridge (gainage latéral) et la course sur tapis roulant progressif (loopbandtest). Le protocole exact du test progressif comprend un échauffement de 1 minute, un départ à 6 km/h, une augmentation de 0,3 km/h toutes les 30 secondes, une pente constante de 2 %, jusqu'à un maximum de 14 min 30 pour hommes et 11 min 30 pour femmes. Ce n'est PAS une course de 2400 m à distance fixe, mais un test progressif chronométré.
Quels sont les tests physiques pour les femmes dans l'armée belge ?
Les femmes passent exactement les mêmes épreuves PHEF que les hommes (side bridge et course sur tapis roulant progressif), mais avec des barèmes différenciés respectant l'équité homme/femme. Pour un score de 20/20, une femme de moins de 30 ans doit tenir 1'50" au side bridge (contre 2'05" pour les hommes) et réaliser la course en 10'55" (contre 9'31" pour les hommes). Le seuil minimal est également 50 % (10/20) sur chaque épreuve. Pour les fonctions de combat (paracommandos), les femmes peuvent effectuer les push-ups genoux au sol.
Que se passe-t-il si on échoue aux tests physiques de l'armée belge ?
Sans avoir réussi les PHEF, un militaire n'est pas considéré comme opérationnel et ne peut pas partir en mission. La loi G1 (depuis 2014) impose un triple système d'aptitude statutaire (professionnelle, médicale, physique). Des échecs successifs ou des non-présentations à répétition peuvent mener à une radiation, bien que plusieurs chances et des mesures transitoires existent pour les plus de 45 ans ou ayant plus de 25 ans de service. Selon les chiffres de 2020, 17,56 % des militaires étaient en situation de non-conformité.
Quelle est la différence entre les tests PHEF et les tests paracommandos ?
Le PHEF (noyau commun) comprend uniquement le side bridge et la course sur tapis roulant progressif, obligatoires pour tous les volontaires. Les tests paracommandos incluent des épreuves supplémentaires spécifiques : tractions (pull-ups) avec un minimum de 3 répétitions (0, 1 ou 2 entraînent l'exclusion), pompes (push-ups) avec 25 répétitions pour 20/20, et une course adaptée plus longue et plus strictement évaluée. Le barème side bridge paracommando diffère légèrement du PHEF standard.
Combien de temps faut-il pour préparer les épreuves physiques de l'armée belge ?
Un programme de préparation structuré de 8 à 12 semaines est recommandé selon le niveau de départ. Le programme paracommando officiel dure 12 semaines, structuré en blocs de 4 semaines (3 progressives + 1 récupération). Avant de débuter, il est recommandé de pouvoir marcher sans interruption pendant 40 minutes. L'objectif est de courir 5 km sans s'arrêter comme base, puis d'atteindre 5 km en moins de 30 minutes à la fin de la Phase d'Initiation Militaire (PIM). Pour les candidats para et fusilier, l'objectif est de courir 8 km en moins de 40 minutes.
Quel est l'équipement nécessaire pour les tests physiques de l'armée belge ?
Pour le side bridge, un tapis de gym est fourni en intérieur sous supervision. Pour la course, le test se déroule sur un tapis roulant calibré avec inclinaison 2 %, équipé de barres de sécurité et d'un système d'arrêt d'urgence. Un défibrillateur automatisé externe (DAE) est accessible sur le site de test. Les candidats doivent porter des vêtements de sport adaptés et des chaussures de sport appropriées. Le PTI (Préparateur Technique d'Instruction) encadre le test, vérifie la conformité du parcours et encode les résultats finaux.
Sources
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