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Avions de l’armée belge : F-35, F-16, A400M et flotte 2026

Tour d’horizon des avions de l’armée belge en 2026 : chasseurs F-35 et F-16, transport A400M, hélicoptères, drones, plus l’histoire et le budget.

Avion de chasse F-35 vu de face, stationné sous un hangar ouvert sur le tarmac d'une base militaire.

La Force aérienne belge vit sa plus grande transformation depuis la guerre froide. En quelques années, le F-35 remplace le F-16, l’A400M a pris la suite du C-130, de nouveaux hélicoptères arrivent et les premiers drones armés entrent en service. Cette bascule change à la fois le matériel, les compétences et le budget de la Défense.

Cet article passe en revue tous les avions de l’armée belge en 2026 : les chasseurs, les appareils de transport, les hélicoptères, les avions d’entraînement et les drones. Vous y trouverez les chiffres clés de chaque flotte, le calendrier des livraisons, les bases qui les accueillent, ainsi qu’un rappel historique et un point sur les coûts. L’objectif est simple : donner une image claire et à jour de ce qui vole aujourd’hui sous cocarde belge, et de ce qui arrive demain.

Passez de l'autre côtéCe matériel vous fascine ? L'armée belge recrute pour le servir.

F-35A Lightning II : le nouveau chasseur de la Force aérienne belge

Le 13 octobre 2025 marque une date importante pour la Défense belge. Les trois premiers F-35A Lightning II se posent à la base aérienne de Florennes, en provenance des États-Unis. C’est l’entrée officielle en service d’un chasseur de cinquième génération, furtif et fortement connecté, qui va redéfinir l’aviation de combat belge.

« Aujourd’hui, nous écrivons l’histoire », déclare ce jour-là le chef de la Défense, le général aviateur Vansina, en accueillant les appareils. Il présente l’arrivée du F-35 comme l’entrée de la Défense dans une nouvelle ère, celle d’une aviation connectée, agile et tournée vers l’avenir. Le F-35A Lightning II n’est pas qu’un remplaçant : il apporte des technologies furtives et des systèmes de combat avancés que le F-16 n’avait pas.

Une commande passée en deux temps

Tout commence par un appel d’offres lancé en 2017 pour renouveler la flotte de chasse. En octobre 2018, le gouvernement Michel retient le F-35A et commande 34 appareils. L’achat pur représente 3,8 milliards d’euros. En incluant la formation des équipages, la maintenance et les infrastructures, l’investissement total pour ces 34 avions monte à environ 6 milliards d’euros.

L’histoire ne s’arrête pas là. En 2025, la Belgique décide d’acheter 11 F-35 supplémentaires, pour un montant estimé à 1,67 milliard d’euros. La flotte totale passe ainsi à 45 F-35A. Cette commande complémentaire a été confirmée en conseil des ministres et sera passée courant 2026. Début 2026, 12 appareils sont déjà en service sur les 34 initialement commandés, la montée en puissance se poursuivant au fil des livraisons.

Le F-35 remplace le F-16 Fighting Falcon, en service depuis 1979. Après plus de quarante ans d’utilisation, la cellule des F-16 arrive en fin de vie structurelle et montre ses limites face aux menaces modernes. En 2018, au moment de la décision, la Belgique alignait encore 54 F-16 opérationnels.

Bases, mission de police du ciel et calendrier

Sur les 45 F-35 commandés, 26 seront stationnés en Belgique, sur les bases de Florennes et de Kleine-Brogel. Quatre d’entre eux seront dédiés en permanence à la mission de Quick Reaction Alert (QRA). Les 8 avions restants seront basés à Luke Air Force Base, en Arizona, où pilotes et techniciens belges suivent leur formation. L’objectif est de former 67 pilotes d’ici 2030.

Le calendrier reste progressif. Les F-35 belges devraient effectuer leurs premières missions en 2027, date de leur capacité opérationnelle initiale. La pleine capacité opérationnelle est attendue entre 2029 et 2030. Autrement dit, l’appareil est là, mais son plein potentiel se déploiera sur plusieurs années, le temps de qualifier les équipages, d’intégrer les systèmes et d’adapter les deux bases qui l’accueillent. Cette progression explique pourquoi la Belgique conserve encore une partie de ses F-16 en parallèle, afin de ne jamais laisser de vide dans la défense de son espace aérien.

F-16 Fighting Falcon : quarante ans au service de la Belgique

Avion de chasse F-16 en plein vol avec postcombustion allumée et traînées de fumée dans un ciel bleu dégagé.
Pendant plus de quatre décennies, le F-16 Fighting Falcon a été la colonne vertébrale de l’aviation de combat belge. Son histoire commence avec l’un des plus grands contrats d’armement du pays et se termine aujourd’hui, à mesure que les F-35 prennent le relais.

Le « marché du siècle » et la production belge

En juin 1975, la Belgique signe ce que la presse a surnommé le « marché du siècle » : l’achat du chasseur américain F-16. Une première vague porte sur 116 appareils. Une seconde commande de 44 avions suit en 1984, ce qui porte le total à 160 F-16 pour la Belgique.

Une grande partie de ces appareils est assemblée sur le sol belge, sous licence. L’usine SABCA de Gosselies produit 222 F-16A et F-16B entre 1979 et 1991, tandis que la SONACA participe également au programme et livre ses premiers exemplaires début 1979. Cette production locale a irrigué toute une filière aéronautique wallonne, dont on retrouve encore les compétences dans les programmes actuels.

Les premiers F-16 entrent en service en janvier 1979. Ils modernisent d’un coup les capacités de chasse belges.

Une flotte modernisée, puis rattrapée par l’âge

Le constructeur a conçu les F-16 belges de type A et B pour une durée de vie de 8 000 heures de vol. C’est cette limite, davantage que l’obsolescence des systèmes, qui commande le retrait. Une partie de la flotte a bénéficié d’une modernisation à mi-vie, le Mid-Life Update, pour rester au niveau ; le reste a été progressivement déclassé.

La fin de la guerre froide et l’engagement des F-16 dans des missions extérieures exigeantes ont poussé à réduire la flotte autour d’un noyau d’appareils modernisés. En 2018, la Belgique disposait encore de 54 F-16 opérationnels. En 2026, ils ne sont plus que 42 en service, au standard Mid-Life Update M6.1, le nombre diminuant à mesure que les F-35 arrivent. Les premiers appareils ayant atteint leurs 8 000 heures ont été retirés à partir de septembre 2023.

La fin d’une ère : dernières missions et cap sur l’Ukraine

À Florennes, la 1re Escadrille a refermé une longue page d’histoire en effectuant ses derniers vols sur F-16, après plus de 35 ans de service continu. Créée pendant la Première Guerre mondiale, c’est la plus ancienne escadrille de l’aviation militaire belge. Elle porte depuis 1917 l’emblème du chardon et la devise latine « Nemo me impune lacessit », que l’on peut traduire par « Nul ne me provoque impunément ». Cette même escadrille sera la première unité belge à voler sur F-35A.

Les pilotes de cette escadrille ont accumulé des milliers d’heures sur l’appareil. L’un des plus connus, le commandant Marc « Charlz » Longlé, est devenu le premier pilote belge à dépasser les 4 000 heures de vol sur F-16. Au fil des décennies, les F-16 belges ont pris part à la police du ciel de l’OTAN, y compris au-dessus des pays baltes, ainsi qu’à des opérations en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Libye, en Irak et en Syrie.

Malgré leur âge, ces avions restent utiles jusqu’au bout. En août 2025, quatre F-16 belges ont encore assuré une mission de police du ciel en Islande. La Belgique s’est par ailleurs engagée à livrer plusieurs F-16 à l’Ukraine entre 2025 et 2030. Ces appareils, une fois relevés par les F-35, poursuivent donc une seconde carrière au service d’un allié, ce qui contredit les prévisions les plus pessimistes sur leur état.

Fiche technique du F-16

Voici les principales données techniques du F-16, dans la configuration de référence retenue par les sources encyclopédiques.

Paramètre Valeur
Constructeur General Dynamics (devenu Lockheed Martin)
Rôle Avion multirôle
Statut En service
Premier vol 2 février 1974
Mise en service 17 août 1978
Envergure 9,8 m
Longueur 14,8 m
Hauteur 4,8 m
Surface alaire 27,87 m²
Masse à vide 8 272 kg
Masse avec armement 12 000 kg
Masse maximale 16 900 kg
Vitesse maximale 2 173 km/h (Mach 2,04)
Plafond 15 200 m
Vitesse ascensionnelle 15 240 m/min
Rayon d’action 550 km
Charge alaire 431 kg/m²
Rapport poussée/poids 0,90
Moteur Pratt & Whitney F100-PW-229
Poussée sans postcombustion 79 kN
Poussée avec postcombustion 130 kN
Armement interne Canon M61A1 Vulcan 20 mm
Équipage 1 pilote (ou 2 pour versions biplaces)

Airbus A400M Atlas : le nouveau transport stratégique belge

Avion de transport militaire C-130 Hercules stationné sur le tarmac d'une base aérienne, sous un ciel bleu dégagé.
Pour transporter troupes, matériel et aide humanitaire, la Belgique a remplacé ses vieux C-130 par l’Airbus A400M Atlas. Ce quadrimoteur à hélices, plus grand et plus puissant que son prédécesseur, est aujourd’hui l’outil de transport lourd de la Composante air.

Une commande européenne partagée avec le Luxembourg

La Belgique a signé sa commande de 7 A400M Atlas le 27 mai 2003, dans le cadre du grand programme de coopération européen qui réunit plusieurs pays. Les livraisons se sont étalées sur près de quatre ans. Le premier appareil belge, le CT-02, s’est posé sur sa base d’attache de Melsbroek le 22 décembre 2020, en provenance directe de l’usine espagnole où il a été assemblé. Un A400M luxembourgeois, le CT-01, était arrivé un peu plus tôt, le 9 octobre 2020. Le dernier avion, le CT-08, a été livré le 12 janvier 2024.

Ces 7 A400M belges et l’unique A400M luxembourgeois forment une flotte commune de 8 appareils. C’est la 20e Escadrille, rattachée au 15e Wing de Transport, qui les met en œuvre. Cette configuration binationale est rare en Europe ; elle rappelle l’unité franco-allemande qui opère de son côté des C-130J. La mutualisation permet à deux petits pays de partager les coûts, la formation et l’entretien d’une flotte moderne.

Désignation C/N Immatriculation d’essai Premier vol Date de livraison Destinataire
CT-01 104 3 avril 2020 9 octobre 2020 Force aérienne luxembourgeoise
CT-02 106 27 juillet 2020 22 décembre 2020 Force aérienne belge
CT-03 109 3 mars 2021 15e Wing
CT-04 114 2 juillet 2021 23 septembre 2021 15e Wing
CT-05 116 22 juillet 2021 10 novembre 2021 15e Wing
CT-06 117 17 septembre 2021 14 janvier 2022 15e Wing
CT-07 119 11 mai 2022 15e Wing
CT-08 133 EC-400 31 août 2023 12 janvier 2024 15e Wing

Le remplacement des C-130 Hercules

L’A400M a pris la suite du Lockheed C-130 Hercules, un appareil qui a servi près d’un demi-siècle. La Belgique avait acquis 13 C-130H, mis en service à partir de juillet 1972. Le dernier a été retiré le 17 décembre 2021, après plus de 49 ans de service pour la flotte. Le passage de relais s’est donc fait progressivement, entre l’arrivée des premiers A400M fin 2020 et le retrait des derniers Hercules fin 2021.

Le saut de capacité est net. Là où le C-130 emportait de l’ordre de 20 tonnes, l’A400M peut transporter jusqu’à 37 tonnes de fret sur 4 500 km, ou 17 tonnes sur 5 800 km. Il peut aussi larguer 116 parachutistes en un seul passage. Cette polyvalence sert aussi bien les missions militaires que l’aide humanitaire.

Le transport ne se limite pas à l’A400M. Pour les liaisons rapides et le transport d’état-major, la Composante air met en œuvre 2 Dassault Falcon 7X, loués à Abelag Aviation. Dans le cadre du plan STAR, la Belgique a par ailleurs commandé en avril 2026 cinq Cessna 408 SkyCourier destinés aux forces spéciales. Ces appareils seront transformés par SABCA et SABENA Technic pour des missions spécifiques comme l’appui feu, le renseignement, l’observation et l’évacuation médicale.

Une flotte déjà éprouvée en opérations

L’A400M belge n’est pas resté au sol. Entre octobre 2020 et janvier 2025, les huit appareils belges et luxembourgeois ont franchi le cap des 10 000 heures de vol cumulées, signe d’une flotte pleinement intégrée et fortement sollicitée.

Ces opérations comportent leur part de risque. Le 19 avril 2026, un A400M belge a essuyé des tirs lors d’un vol de soutien à une mission de paix des Nations unies en Haïti, entre Saint-Domingue et Port-au-Prince. Deux impacts de balles ont été retrouvés après l’atterrissage, l’un dans la queue, l’autre dans un moteur. L’appareil s’est posé en sécurité et l’équipage était sain et sauf. L’épisode illustre les environnements parfois hostiles dans lesquels ces avions de transport évoluent.

Pour situer l’investissement, le coût unitaire de l’A400M a été estimé à environ 130 millions d’euros en janvier 2010, après les surcoûts qui ont marqué le programme. À la mi-avril 2026, l’ensemble des pays clients avaient reçu 139 A400M sur les 178 commandés. La Belgique fait partie des tout premiers signataires, aux côtés de l’Allemagne, de la France, de l’Espagne, du Royaume-Uni et de plusieurs autres.

Pays Date du contrat Première livraison Commandes (contrat) Commandes (réelles) Appareils livrés (17 avril 2026)
Allemagne 27 mai 2003 18 décembre 2014 53 53 53
France 27 mai 2003 1er août 2013 50 50 25
Espagne 27 mai 2003 18 novembre 2016 27 27 14
Royaume-Uni 27 mai 2003 17 novembre 2014 22 22 22
Belgique 27 mai 2003 22 décembre 2020 7 7 7
Luxembourg 27 mai 2003 7 octobre 2020 1 1 1
Turquie 27 mai 2003 4 avril 2014 10 10 10
Malaisie 8 décembre 2005 9 mars 2015 4 4 4
Kazakhstan 1er septembre 2021 5 décembre 2024 2 2 1
Indonésie 18 novembre 2021 3 novembre 2025 2 2 2
Total 178 178 139

Les hélicoptères de la Force aérienne : NH90, A109 et H145M

Cockpit d'un hélicoptère militaire camouflage, illustrant la modernisation de la flotte de la Force aérienne.
La flotte d’hélicoptères belge connaît elle aussi un profond renouvellement. Trois appareils cohabitent aujourd’hui : le vétéran A109, le NH90 en version réduite, et le tout nouveau H145M qui commence à arriver. Ce trio dessine une transition vers une flotte plus légère, plus économique et plus polyvalente.

Agusta A109 Hirundo, le vétéran de la flotte

L’Agusta A109BA Hirundo sert la Belgique depuis 1992. D’abord rattachés à la force terrestre, ces hélicoptères ont été transférés à la composante aérienne en 2004. En 2026, il en reste 10 en service, sur un parc bien plus large acquis à l’origine. Légers et maniables, ils assurent des missions de reconnaissance armée, de lutte antichar et de transport léger.

Leur remplacement est désormais engagé. Les A109 doivent être retirés d’ici la fin 2027, au fur et à mesure de l’arrivée de leurs successeurs.

NH90 : une acquisition ambitieuse, un retrait partiel

La Belgique a décidé l’achat de ses NH90 en mai 2007. La commande portait sur 10 appareils : 4 en version terrestre (TTH), 4 en version navale (NFH) et 2 TTH supplémentaires en option. Selon la RTBF, l’acquisition représentait plus de 300 millions d’euros. Les premiers appareils sont entrés en service en 2013.

Type d’appareil Nombre d’exemplaires
Version terrestre (TTH) 4
Version navale (NFH) 4
Version terrestre en option (TTH) 2
Total 10

La suite a été plus contrastée. Les versions terrestres n’ont pas tenu leurs promesses. En septembre 2025, le gouvernement a décidé de retirer les 4 NH90 TTH, en raison de leur mauvaise fiabilité et de coûts de maintenance devenus insupportables. Un rapport interne du ministère de la Défense chiffrait le coût entre 10 000 et 15 000 euros par heure de vol, soit davantage qu’une heure de vol sur un F-16, ce qui est considérable pour un hélicoptère de transport tactique.

Seule la composante navale survit. En 2026, il reste 4 NH90 NFH en service, dédiés aux missions maritimes. L’un d’eux a même été modernisé pour la lutte anti-sous-marine. Ce retrait des TTH s’inscrit dans le plan STAR, la feuille de route de modernisation de la Défense, qui privilégie désormais des appareils plus sobres à l’usage.

H145M : le nouvel hélicoptère polyvalent

Le successeur s’appelle Airbus H145M. Le contrat, passé début 2024, porte sur 20 appareils : 15 pour la Défense et 5 pour la Police fédérale, pour un montant d’environ 400 millions d’euros incluant la formation et les pièces de rechange. Le premier vol d’essai a eu lieu en novembre 2025, et le premier appareil a été livré en juin 2026. Ensuite, un appareil doit être livré chaque mois jusqu’à ce que la flotte soit complète, fin 2027. Ces hélicoptères remplaceront les A109 et rejoindront la base de Beauvechain.

Sa grande force tient à sa modularité. Grâce à des kits de mission interchangeables, l’appareil peut être reconfiguré en moins d’une heure pour passer d’une tâche à une autre : recherche et sauvetage, escorte armée, transport de troupes, entraînement, observation, hélitreuillage, transport de patients ou lutte contre les incendies. Cette souplesse en fait un outil adapté aussi bien aux missions humanitaires qu’aux opérations armées.

En misant sur le H145M, la Belgique choisit un hélicoptère plus léger et plus économique que le NH90 TTH qu’il aide à remplacer. Le calcul est autant opérationnel que budgétaire : un appareil disponible et abordable vole davantage, forme mieux les équipages et pèse moins lourd sur la maintenance. Ce choix fait de lui la clé de voûte de la nouvelle flotte d’hélicoptères légers.

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Drones et avions sans pilote : le MQ-9B SkyGuardian

L’aviation sans pilote fait désormais partie intégrante de la Force aérienne belge. Après plusieurs générations de drones de reconnaissance, la Belgique franchit un cap avec un appareil moderne, capable à la fois d’observer et de frapper.

La Défense a commandé 4 MQ-9B SkyGuardian, un drone de surveillance et de combat de conception américaine. Trois exemplaires ont été livrés, le premier en septembre 2025, le quatrième restant attendu. Ces appareils sont pilotés depuis la base de Florennes, qui devient ainsi un pôle majeur de la Composante air, à la fois pour les F-35 et pour les drones.

Le MQ-9B SkyGuardian a entamé sa première mission opérationnelle en 2025, ce qui marque l’entrée en service réelle de la flotte de drones. Contrairement aux petits drones de reconnaissance du passé, cet appareil associe des capteurs de surveillance avancés et la possibilité d’emporter de l’armement. Il s’inscrit dans la logique du plan STAR, qui vise à doter la Défense de moyens modernes et complémentaires des avions pilotés.

La Belgique n’en est pas à son premier drone. La Défense avait auparavant mis en œuvre 18 Eagle B-Hunter, retirés en 2019, ainsi qu’une quarantaine de MBLE Épervier, un système plus ancien utilisé du début des années 1970 jusqu’à la fin des années 1990. Le passage au MQ-9B SkyGuardian représente donc un vrai saut technologique, autant en portée qu’en polyvalence, et ancre durablement la surveillance armée dans les missions de la Force aérienne.

Les avions d’entraînement : SF-260 Marchetti et Pilatus PC-7 MKX

Avant de voler sur un chasseur, un pilote belge passe par des avions d’entraînement. Ce segment, moins médiatisé, est pourtant essentiel : il forme les équipages de demain. Là aussi, un renouvellement se prépare.

Le premier appareil de formation reste le SIAI-Marchetti SF-260, en service depuis novembre 1969. Il en reste 19 en service en 2026, dans les versions SF-260D et SF-260M+. Cet avion léger à hélice permet aux élèves d’acquérir les bases du pilotage militaire avant de progresser vers des appareils plus rapides. Plus d’un demi-siècle après son entrée en service, il touche toutefois à sa fin de carrière.

Son successeur a été désigné en novembre 2025. La Belgique a commandé 18 Pilatus PC-7 MKX, un turbopropulseur d’entraînement suisse. Le contrat a été attribué à Pilatus Aircraft, associé à Sabena Engineering et à AG Real Estate. Ces appareils remplaceront les SF-260, et la formation des premiers élèves sur le nouveau système pourra débuter à partir de 2028.

La flotte d’entraînement a déjà perdu une pièce importante il y a quelques années. Les 33 Alpha Jet B, avions d’entraînement avancé, ont été retirés du service en octobre 2018. Ils avaient volé à Tours puis sur la base aérienne de Cazaux, en France, de 2004 à 2018. Une partie d’entre eux a ensuite été rachetée par l’entreprise canadienne Top Aces. Ce retrait a laissé un espace que la formation belge organise désormais autrement, en s’appuyant sur ses partenaires et sur la modernisation en cours.

Organisation et structure de la Force aérienne belge

Derrière les appareils, il y a une organisation. En 2025, la Force aérienne compte 5 700 militaires et aligne environ 108 aéronefs. L’institution a d’ailleurs retrouvé son nom d’origine le 21 juillet 2025 : elle s’appelait « Composante air » depuis 2001, et redevient la Force aérienne. Son commandant est le général-major Geert de Decker, en poste depuis le 20 mars 2025.

Cinq bases réparties sur le territoire

La Force aérienne s’appuie sur cinq bases principales, chacune avec sa spécialité.

Florennes accueille les F-35 et les drones MQ-9B SkyGuardian, et joue un rôle central dans la transition en cours. Kleine-Brogel recevra également des F-35 à partir de 2027 ; cette base est associée à la mission de dissuasion nucléaire de l’OTAN, dans le cadre du partage nucléaire (nuclear sharing). Melsbroek est la base du transport, où sont stationnés les A400M du 15e Wing de Transport. Beauvechain est le foyer des hélicoptères et de la formation, notamment des futurs H145M. Coxyde, enfin, abrite les hélicoptères de recherche et de sauvetage.

À ces implantations s’ajoute une base à l’étranger : 8 F-35 belges seront stationnés à Luke Air Force Base, en Arizona, pour la formation des pilotes et des techniciens.

Wings, escadrilles et coopération internationale

L’aviation de combat est structurée autour du 2e Wing Tactique, qui regroupe les chasseurs. Le transport relève du 15e Wing de Transport. Au sein de ce dernier, la 20e Escadrille met en œuvre les 8 A400M belges et luxembourgeois, l’une des rares unités binationales d’Europe. Cette organisation en wings et en escadrilles structure l’ensemble de la Force aérienne, de la chasse au transport.

La coopération ne s’arrête pas aux frontières. Depuis 2017, à la suite d’un accord signé le 4 mars 2015, la police du ciel au-dessus du Benelux est assurée conjointement par la Belgique et la Force aérienne royale néerlandaise. Concrètement, les deux pays se relaient pour surveiller et protéger un espace aérien commun.

La Belgique participe aussi à une flotte de ravitaillement en vol partagée. Le programme d’unité multinationale MRTT (MMU) réunit l’Allemagne, la Norvège, la République tchèque, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg autour de 10 Airbus A330 MRTT appartenant à l’OTAN. Ces avions sont immatriculés aux Pays-Bas et basés à Eindhoven ; chaque pays dispose d’un quota d’heures de vol annuel, fixé à 2 100 heures pour la Composante air belge. Ce modèle de mutualisation permet d’accéder à une capacité stratégique coûteuse sans en supporter seul le poids.

La flotte belge en un coup d’œil (2026)

Le tableau suivant récapitule les principaux aéronefs en service ou commandés en 2026. Les chiffres reflètent une flotte en pleine transition, entre appareils sur le départ et matériels en cours de livraison.

Aéronef Type En service en 2026 Statut
F-35A Lightning II Chasse 12 45 commandés au total
F-16 Fighting Falcon Chasse 42 En retrait progressif
A400M Atlas Transport 7 Flotte au complet
Dassault Falcon 7X Liaison et transport 2 Loués à Abelag Aviation
Cessna 408 SkyCourier Transport, forces spéciales 0 5 commandés (plan STAR)
SF-260 Marchetti Entraînement 19 En fin de carrière
PC-7 MKX Entraînement 0 18 commandés
Agusta A109BA Hirundo Hélicoptère 10 Remplacé par le H145M
NH90 NFH Hélicoptère 4 TTH retirés en 2025
Airbus H145M Hélicoptère 1 20 commandés
MQ-9B SkyGuardian Drone 3 4 commandés

Historique de la Force aérienne belge : de 1909 à aujourd’hui

Les avions de l’armée belge n’ont pas surgi de nulle part. Leur histoire remonte à 1909, et elle éclaire les choix d’aujourd’hui.

Des débuts en 1909 aux deux guerres mondiales

Tout commence en 1909 avec la création de la « Compagnie des ouvriers et aérostiers ». Après son baptême de l’air, le ministre de la Guerre décide de faire acquérir des aéroplanes. Le 5 mai 1911, un Farman type 1910 est livré, suivi de trois autres la même année. La « Compagnie des aviateurs » est créée par arrêté royal le 16 avril 1913. En août 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale, elle dispose de 22 appareils. Elle devient l’« Aviation militaire belge » le 20 mars 1915.

L’entre-deux-guerres voit l’aviation se structurer, mais l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale est brutale. À la veille du conflit, l’aéronautique militaire aligne 250 appareils. Le 10 mai 1940, jour de l’attaque allemande, on compte 377 avions, dont 140 appareils de combat, mais une soixantaine seulement peuvent être considérés comme modernes, et encore, dépassés en vitesse par les avions allemands. Les deux tiers de cette flotte sont détruits au sol dès les premières heures de l’offensive de la Luftwaffe. Le tableau ci-dessous donne un aperçu du matériel aligné en mai 1940.

Avion Origine Type Année d’acquisition En service
Fairey Battle Royaume-Uni Bombardement léger 1938 16
Fairey Fox Royaume-Uni Bombardement léger et observation 1933–1938 154
Fiat CR.42 Italie Chasseur 1940 27
Fokker F.VII Pays-Bas Transport 1935 9
Gloster Gladiator Royaume-Uni Chasseur 1937 22
Hawker Hurricane Royaume-Uni Chasseur 1939 20
Koolhoven FK.56 Pays-Bas Entraînement avancé 1940 12
LACAB GR.8 Belgique Prototype de bombardier 1936 1
Morane-Saulnier MS.230 France Observation 1932 23
Potez 33 France Bombardement léger et reconnaissance 1930 10
Renard R.31 Belgique Observation 1935 33
Renard R.38 Belgique Prototype de chasse 1940 1
SABCA S-47 / Caproni Ca.335 Belgique/Italie Prototype de bombardier léger 1940 1
Savoia-Marchetti SM.73 Italie Transport 1940 8
Savoia-Marchetti SM.83 Italie Transport 1940 3
Stampe-et-Vertongen SV-5 Belgique Entraînement 1936 21
Stampe-et-Vertongen SV-22 Belgique Entraînement 1933 10
Stampe-et-Vertongen SV. 26-180 Belgique Entraînement 1933 10

La guerre froide et la montée en puissance des F-16

Après la guerre, l’aviation belge se reconstruit. Le 15 octobre 1946, l’aviation militaire devient pour la première fois une arme indépendante de l’armée de terre, à Haren, près de Bruxelles. Le 15 janvier 1949, elle prend le nom de Force aérienne belge et se développe au sein de l’OTAN.

La guerre froide façonne durablement la flotte. En 1989, sur environ 250 avions au total, la chasse repose sur près de 130 F-16 et une centaine de Mirage 5. Les F-16 avaient été achetés dans le cadre du grand contrat signé le 9 juin 1975, et livrés par la SONACA à partir du 26 janvier 1979. Les Mirage 5, eux, ont été retirés du service en 1995. Cette période a vu se succéder plusieurs générations d’avions de combat, du Meteor au Hunter, du Thunderstreak au Starfighter, avant l’arrivée des Mirage puis des F-16.

Des opérations extérieures marquantes

L’aviation belge ne s’est pas contentée de défendre son territoire. Elle a pris part à de nombreuses opérations sous drapeau de l’OTAN ou de l’ONU. L’un des engagements les plus intenses reste la guerre du Kosovo, en 1999. Dans le cadre de l’Opération Allied Force, 12 F-16 belges déployés à Amendola, en Italie, ont effectué 679 sorties de combat et largué 279 bombes et missiles. Cet épisode a montré que la Force aérienne pouvait être engagée loin de ses bases, dans des opérations de coalition exigeantes, un rôle qu’elle a ensuite tenu en Afghanistan, en Libye, en Irak et en Syrie.

Enjeux budgétaires et industriels des acquisitions belges

Moderniser une flotte aérienne coûte cher, et ces montants nourrissent un débat politique récurrent en Belgique. Il est utile de les remettre en perspective, sans les minimiser ni les dramatiser.

Le poids réel des grands programmes

Les chiffres sont conséquents. L’achat des 34 F-35 s’élève à 3,8 milliards d’euros, un total qui monte à environ 6 milliards en incluant la formation, la maintenance et les infrastructures. Les 11 F-35 supplémentaires représentent 1,67 milliard d’euros de plus. À côté, la commande de 20 H145M pèse environ 400 millions d’euros, et celle des 7 A400M s’inscrit dans un programme européen de long terme.

Ces sommes prennent un autre relief une fois comparées aux autres postes de l’État. Selon les chiffres du SPF Stratégie et Appui, en 2024, la Défense a reçu directement 2,2 milliards d’euros. La même année, les pensions représentaient 67,1 milliards d’euros, les indemnités maladie et invalidité 14,2 milliards, et les soins de santé 37,8 milliards. Rapporté à ces montants, le budget direct de la Défense reste modeste, même s’il est en hausse.

Des retombées pour l’industrie belge

Les grands contrats ne se traduisent pas seulement par des dépenses. Ils irriguent aussi l’industrie nationale. Dans le cas du F-35, les entreprises Safran Aero Boosters et BMT Aerospace produisent des composants du moteur de l’appareil. Le groupe aéronautique belge Orizio a de son côté signé une lettre d’intention en vue d’un partenariat élargi avec Lockheed Martin. Cette logique de retour industriel se retrouve dans d’autres programmes, comme la transformation des futurs Cessna 408 par SABCA et SABENA Technic.

Un choix contesté

Ces acquisitions ne font pas l’unanimité. En janvier 2026, des députés du Parti du Travail de Belgique ont déposé une proposition de résolution demandant l’annulation de l’achat des 11 F-35 supplémentaires. Ils qualifient le projet de « coûteux, dangereux et inutile », en pointant les coûts du programme, les problèmes techniques de l’avion et la dépendance à l’égard des États-Unis. Selon eux, les 1,67 milliard d’euros de cette commande pourraient financer 40 écoles primaires, 10 000 places en crèche et un nouvel hôpital moderne.

Cette demande a, de l’avis même des observateurs, peu de chances d’aboutir. Elle illustre néanmoins un débat de fond, présent dans beaucoup de pays : comment arbitrer entre l’effort de défense et les autres priorités publiques. Les partisans de l’achat mettent en avant un monde plus incertain, la nécessité de la dissuasion et le maintien d’une capacité opérationnelle crédible. Les opposants insistent sur le coût, les risques techniques et les alternatives sociales. Chacun se fera son opinion, mais les deux camps s’accordent au moins sur un point : les sommes en jeu sont importantes et engagent le pays pour des décennies.

En pratique, cette transition va se poursuivre pendant plusieurs années. Pour suivre le sujet, deux repères simples : le calendrier de livraison des F-35, qui montera en puissance jusqu’à la pleine capacité vers 2029-2030, et l’arrivée mensuelle des H145M jusqu’à fin 2027. Ces deux échéances donneront, mieux que les annonces, la mesure réelle du renouvellement de la Force aérienne belge.

Foire aux questions

Quels sont les nouveaux avions de l’armée belge ?

Les nouveaux avions de chasse de l’armée belge sont les F-35A Lightning II, dont les trois premiers exemplaires sont arrivés à la base de Florennes le 13 octobre 2025. La Belgique a commandé au total 45 F-35 (34 initialement en 2018, plus 11 supplémentaires en 2025) pour remplacer ses F-16 vieillissants. Ces chasseurs de 5e génération sont équipés de technologies furtives et de systèmes de combat avancés, avec une capacité opérationnelle initiale prévue en 2027 et une pleine capacité en 2029-2030.

Combien d’avions possède l’armée belge ?

En 2025, la Force aérienne belge dispose d’environ 108 aéronefs, incluant des chasseurs (F-16 en fin de service et premiers F-35), des avions de transport (7 A400M Atlas et derniers C-130 retirés), des hélicoptères (NH90, A109, et H145M en cours de livraison), des avions d’entraînement (SF-260 Marchetti et futurs PC-7 MKX) et des drones (MQ-9B SkyGuardian). Cette flotte moderne remplace progressivement les appareils hérités de la guerre froide.

Combien de F-35 possède la Belgique ?

La Belgique a commandé 45 F-35A Lightning II au total : 34 appareils commandés en octobre 2018 pour environ 3,8 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 11 exemplaires supplémentaires commandés en 2025 pour 1,5 milliard d’euros. Les premiers F-35 sont arrivés en octobre 2025, et sur ces 45 appareils, 26 seront stationnés sur les bases belges (Florennes et Kleine-Brogel) tandis que 8 resteront à Luke Air Force Base en Arizona pour la formation des pilotes et techniciens.

Combien de F-16 possède la Belgique ?

La Belgique a commandé 160 F-16 en deux vagues (116 en 1975 et 44 en 1984), mais en 2018 ne disposait plus que de 54 F-16 opérationnels. Ces appareils ont une durée de vie de 8 000 heures de vol et les premiers ont été retirés à partir de septembre 2023. Les F-16 belges sont progressivement remplacés par les F-35, et certains exemplaires sont livrés à l’Ukraine entre 2025 et 2030. La 1re Escadrille a clôturé son histoire avec le F-16 après plus de 35 ans de service.

Que vont devenir les F-16 belges ?

Les F-16 belges sont progressivement retirés du service à mesure que les F-35 arrivent. Les premiers F-16 atteignant leurs 8 000 heures de vol ont été retirés à partir de septembre 2023. La Belgique s’est engagée à livrer plusieurs F-16 à l’Ukraine entre 2025 et 2030. En août 2025, quatre F-16 belges ont encore été déployés pour une mission de police du ciel en Islande, démontrant que certains appareils restent opérationnels jusqu’à leur remplacement définitif par les F-35 d’ici 2028.

Combien d’A400M possède la Belgique ?

La Belgique possède 7 Airbus A400M Atlas, commandés le 27 mai 2003. Le premier appareil (CT-01, aux couleurs luxembourgeoises) est arrivé le 9 octobre 2020, et le dernier (CT-08) a été livré le 12 janvier 2024. Ces 7 appareils belges, associés à 1 A400M luxembourgeois, forment une unité binationale unique de 8 avions opérée par la 20e Escadrille du 15e Wing de Transport, basée à Melsbroek. Les A400M remplacent les anciens C-130 Hercules retirés fin 2021.

Quel avion remplace le C-130 en Belgique ?

L’Airbus A400M Atlas remplace le Lockheed C-130 Hercules en Belgique. Les 7 A400M belges ont été livrés entre octobre 2020 et janvier 2024, tandis que les derniers C-130 Hercules (en service depuis juillet 1972) ont été retirés le 17 décembre 2021 après plus de 49 ans de service. L’A400M offre des capacités supérieures avec une charge utile de 37 tonnes sur 4 500 km (contre environ 20 tonnes pour le C-130), et peut larguer 116 parachutistes en un seul passage.

Quel est le nouvel hélicoptère de l’armée belge ?

Le nouvel hélicoptère de l’armée belge est l’Airbus H145M. La Défense a commandé 20 appareils en 2024 (15 pour la Défense, 5 pour la Police) pour environ 400 millions d’euros. Le premier vol test a eu lieu en novembre 2025, et le premier appareil a été livré en juin 2026, avec une livraison mensuelle jusqu’à fin 2027. Le H145M remplace les Agusta A109 (en service depuis 1992) et complète la flotte après le retrait des NH90 TTH en septembre 2025. Cet hélicoptère polyvalent peut être reconfiguré en moins d’une heure pour diverses missions : transport, évacuation médicale, opérations spéciales, observation et lutte contre les incendies.

Pourquoi la Belgique a-t-elle retiré ses NH90 TTH ?

Le gouvernement belge a décidé de retirer les 4 NH90 TTH en septembre 2025 en raison de leur mauvaise fiabilité et de coûts de maintenance insupportables. Selon un rapport du ministère de la Défense, le NH90 TTH générait des coûts compris entre 10 000 et 15 000 euros par heure de vol, soit plus cher qu’une heure de vol sur un F-16. Cette décision s’inscrit dans le plan STAR de modernisation, les NH90 TTH étant remplacés par des H145M plus économiques et fiables. Les 4 NH90 NFH maritimes restent en service pour les missions anti-sous-marines.

Où sont basés les avions de l’armée belge ?

La Force aérienne belge dispose de 5 bases aériennes principales : Florennes (F-35, drones MQ-9B, Tactical Leadership Programme OTAN), Kleine-Brogel (F-35 à partir de 2027, armes nucléaires), Melsbroek (A400M Atlas, transport), Beauvechain (hélicoptères H145M, entraînement) et Coxyde (hélicoptères de recherche et sauvetage). En outre, 8 F-35 belges sont stationnés à Luke Air Force Base en Arizona pour la formation des pilotes et techniciens. La police du ciel au-dessus du Benelux est assurée conjointement avec les Pays-Bas depuis 2017.

Sources

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