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Équipement militaire belge : tenues, armes et paquetage

Découvrez l’équipement militaire belge : le nouveau système BDCS en camouflage Multicam, les armes en dotation, le paquetage OPEX et les bérets.

Soldat belge en uniforme de camouflage avec écusson national sur le bras et équipement tactique au ceinturon.

L’équipement militaire belge a beaucoup changé ces dernières années. Depuis 2022, la Défense a remplacé son ancien uniforme par un système complet et moderne, du camouflage jusqu’aux protections balistiques. Pour un candidat, savoir ce que l’on porte et ce que l’on emporte donne une idée concrète de la vie de soldat, bien avant la formation de base.

Ce guide fait le point sur ce qui est réellement en dotation : la tenue de combat, le paquetage emporté en opération, les protections, l’armement et les coiffes qui distinguent les unités. Chaque élément s’appuie sur les informations officielles de la Défense et de la presse belge.

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Du Woodland au Multicam : la nouvelle tenue de combat belge

Pendant une vingtaine d’années, le soldat belge a porté le treillis Woodland aux quatre ou cinq tons. En 2022, la Défense a annoncé son remplacement par une tenue de combat au motif Multicam. Le changement a débuté à la fin de l’année.

Le nouveau camouflage Multicam affiche des tons plus désertiques. Son motif est breveté par l’entreprise américaine Crye Precision. Ce choix marque une adaptation à de nouveaux contextes opérationnels.

La tenue n’est qu’une partie de l’ensemble. La Défense parle d’un système complet, le Belgian Defence Clothing System (BDCS), pensé comme un ensemble de tenues et d’accessoires opérationnels. Il englobe les protections balistiques, les sacs à dos, les casques et d’autres équipements complémentaires.

La distribution a démarré en novembre 2022 et s’est étendue sur dix semaines. Selon la Défense, le rythme visé était de 500 unités par jour et par quartier, afin d’équiper 25 000 personnes sur cette période. Le colonel Geert Bouchez, responsable des achats, a insisté sur la volonté d’une transition courte.

Le consortium SSC : qui fabrique le nouvel équipement

Machines à broder industrielles alignées dans une usine textile pour la fabrication d'uniformes militaires.
Derrière le BDCS, on trouve le consortium SSC, qui réunit trois entreprises : les belges Sioen et Seyntex, et l’américaine Crye Precision. Sioen et Seyntex avaient déjà collaboré sur le système de soldat opérationnel de l’armée néerlandaise. Cette fois, elles élargissent leur coopération à Crye Precision.

Ce dernier nom n’est pas un inconnu dans le milieu. Crye Precision fournit déjà plusieurs forces spéciales au sein de l’OTAN, dont les forces spéciales belges.

Le contrat, signé en mars 2022, représente 410 millions d’euros. Il couvre l’équipement des militaires belges pendant les quinze prochaines années. La procédure de sélection avait été lancée en octobre 2019, via un dialogue compétitif, selon le ministère de la Défense. La durée annoncée du partenariat avec le consortium SSC est donc de quinze ans.

Un système multicouche pensé pour tous les terrains

Le principe du BDCS repose sur le multicouches. Toutes les pièces sont complémentaires et s’assemblent pour offrir une protection adaptée. Selon la Défense, l’ensemble comprend des sous-vêtements, des treillis et des protections supplémentaires qui varient selon les conditions climatiques rencontrées sur les théâtres d’opérations.

Bart Vervaeke, directeur général de Sioen, a résumé la logique du projet auprès de RTL :

On a travaillé sur le modèle, le tissu. On a surtout pris en compte l’utilisateur, le militaire pour qu’il soit bien protégé, pour qu’il soit confortable grâce à un système de multicouches qui le protège dans différentes situations climatologiques.

La tenue intègre aussi des options de haute technologie. Elle possède un badge infrarouge de reconnaissance : il permet aux militaires belges de se repérer entre eux la nuit sans être vus par d’autres, et peut être retiré puis remplacé par un modèle moins visible.

Sur les quinze ans du contrat, l’offre de base sera complétée par des équipements supplémentaires. La VRT cite notamment une protection contre les menaces CBRN (chimique, bactériologique, radioactif, nucléaire).

La durabilité est également un objectif du projet. L’uniforme évite autant que possible les finitions chimiques et les membranes. Un accord a par ailleurs été conclu entre la Défense et ses fournisseurs pour collecter les anciennes tenues Woodland, les traiter de façon écologique et leur donner une seconde vie.

Une coupe adaptée aux femmes militaires

Pour la première fois, l’uniforme belge tient compte de la morphologie des hommes et des femmes. Une coupe féminine vient s’ajouter à la coupe masculine standard.

Les femmes représentent environ 10 % des effectifs de la Défense. Leur morphologie a été prise en compte dès la conception, avec des manches plus courtes et des hanches plus larges. Une large gamme de tailles est proposée pour tous.

La distribution a commencé à la caserne de Grobbendonk (Anvers). Les 450 premiers militaires y ont essayé et réceptionné leur tenue de combat. Le premier caporal-chef Ann Maenhout y voyait un vrai progrès :

Maintenant les uniformes sont plus taillés. Il y a une coupe féminine. C’est plus agréable d’être vêtue ainsi.

Soldats belges préparant leurs sacs à dos militaires sur le tarmac devant un hélicoptère.

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Le paquetage du soldat belge en opération

Au-delà de la tenue, le paquetage militaire regroupe tout ce que le soldat emporte en opération extérieure (OPEX). Il s’organise en trois sacs, identifiés Alpha, Bravo et Charlie, pour un poids total d’environ 48 kg.

Avant de préparer son paquetage, il faut tenir compte du voyage. Un délai de transit de 24 à 48 h n’a rien d’exceptionnel, et un bagage peut s’égarer en route. C’est pourquoi le sac Alpha est pensé pour rendre le soldat autonome, même en cas de perte du sac Bravo.

Désignation Type de sac Poids approximatif Contenu principal
Sac Alpha Sac de paquetage TAP 20 kg Habillement de secours, matériel de couchage, hygiène, protections de combat, accessoires d’armes
Sac Bravo Sac à dos +60L 20 kg Administratif, vêtements supplémentaires, équipements de protection, matériel de couchage, équipement de survie et d’entretien
Sac Charlie Musette cabine 8 kg Documents Opex, électronique personnelle, moyens financiers, trousse de toilette conforme aux restrictions aériennes

L’habillement de base comprend le treillis (UBAS, veste, pantalon), une seconde paire de rangers adaptées au théâtre, un couvre-chef (béret, chapeau de brousse ou bonnet), une veste softshell et des affaires de sport. Prévoir des doublons reste conseillé en cas de perte de bagage.

Le matériel de couchage et d’hygiène occupe une bonne part du sac Alpha : hamac, tapis de sol ou matelas gonflable, sur-sac imperméable et respirant, trousse de toilette complète. Le sac Charlie, lui, reste en cabine pendant le vol. Il contient les documents essentiels, l’électronique personnelle, les moyens financiers et une trousse conforme aux restrictions aériennes.

Protections balistiques et armement

Soldat en forêt équipé d'un casque balistique, d'un gilet pare-balles tactique et d'un fusil de combat.
Les protections et l’armement forment le cœur de la dotation de combat. Ils accompagnent le soldat sur le terrain et complètent la tenue.

Les protections en dotation

Les protections balistiques couvrent la tête et le buste. Le soldat reçoit un casque composite, un masque balistique, des lunettes balistiques et des gants de combat renforcés contre les chocs. Des genouillères et des coudières protègent les articulations. Le buste est couvert par un gilet pare-balles à structure modulaire, complété par des plaques céramiques montées à l’avant et à l’arrière. Ce même gilet sert de support aux porte-chargeurs et aux pochettes.

À ces protections s’ajoutent, sur la durée du contrat BDCS, des équipements contre les menaces CBRN. La Défense les intègre progressivement à l’offre de base.

L’armement et ses accessoires

Côté armes, l’armement émis comprend le fusil d’assaut HK416 et le pistolet de service Glock 17. Un couteau de combat complète l’ensemble.

Autour de ces armes gravitent de nombreux accessoires : holster, porte-chargeurs, pochettes, sangles et bretelles de fusil. Des accessoires optiques comme un viseur point rouge ou une lampe tactique peuvent aussi être fournis. Certains d’entre eux partent d’ailleurs colisés avec l’armement principal.

Commandos belges au béret vert en opération au sol avec un hélicoptère militaire NH90 lors d'une mission de l'armée.

Bérets, calots et insignes belges

Les coiffes et les insignes disent beaucoup d’une unité. En Belgique, l’héraldique militaire suit des codes précis, du béret vert des commandos au calot des candidats en formation.

Le béret vert des commandos

Le béret vert est la coiffe emblématique du commando belge. Il porte un poignard de combat entouré des mots « United Conquer ». Cette tradition remonte aux soldats belges du 4e Troop du Commando interallié n°10, durant la Seconde Guerre mondiale.

Le même insigne du poignard figure sur l’épaule et la manche de l’uniforme. Il signale que le soldat a obtenu son brevet commando. L’influence britannique reste d’ailleurs visible : le béret vert et la veste courte de type battle-dress rappellent que les Forces belges avaient été rééquipées et entraînées en Angleterre dès 1940. Cette coupe a été conservée trente ans durant.

Le calot et ses variations

Le calot est une autre coiffe courante, notamment chez les candidats. Son insigne représente un lion rampant à droite, dans un anneau d’argent couronné de laurier et de chêne, surmonté de la couronne royale belge. Chaque couleur a un sens : le rouge pour le courage et le sacrifice, le blanc pour la fidélité et la loyauté, le laurier pour la victoire, le chêne pour la persévérance.

Un détail permet de lire le parcours d’un candidat : la finition de l’ourlet du calot. Selon l’École Royale des Sous-Officiers, il en existe cinq variations.

Type de finition Signification
Bande complètement blanche Cadre
Pointe verte Candidat du Département Formation Militaire
Pointe bleue Candidat du Département Formation Technique
Pointe amarante Candidat officier du Département Formation Militaire
Pointe grise Candidat du Département Préparatoire à l’École Royale Militaire

Les symboles des composantes

La Défense belge compte cinq composantes : la Force Terrestre, la Force Aérienne, la Marine, le Service Médical et la Force Cyber. Le nouveau système BDCS équipe trois d’entre elles, à savoir la composante Terre, la composante Air et la composante Médicale. La Marine s’inscrit dans un programme mené en parallèle avec son homologue néerlandaise.

Sur l’insigne de l’École Royale des Sous-Officiers, quatre composantes historiques sont représentées par des symboles en or.

Composante Symbole en or
Composante Terre Épée nue
Composante Marine Demi-ancre (droite)
Composante Air Aile (gauche)
Composante Médicale Serpent enroulé autour de la lame

Ces symboles rappellent que l’uniforme belge est un support d’identité autant qu’un outil de terrain. Les boutons des uniformes portent le lion belge depuis 1915, selon le Musée royal de l’Armée.

Foire aux questions

Quelle est la nouvelle tenue militaire belge ?

La nouvelle tenue militaire belge est le système BDCS (Belgian Defence Clothing System) avec camouflage Multicam®, adopté en 2022. Ce système multicouche remplace l’ancien uniforme Woodland utilisé pendant vingt ans. Il comprend des sous-vêtements, treillis, protections balistiques, sacs à dos et casques, adaptés aux différentes conditions climatiques. Le motif Multicam aux tons désertiques est breveté par Crye Precision et équipe désormais 25 000 militaires belges des composantes Terre, Air et Médicale.

Quels sont les nouveaux uniformes de l’armée belge ?

Les nouveaux uniformes de l’armée belge sont produits par le consortium SSC (Sioen, Seyntex, Crye Precision) pour un budget de 410 millions d’euros sur quinze ans. Ils introduisent pour la première fois des coupes distinctes pour les femmes militaires (environ 10% des effectifs), avec des manches plus courtes et des hanches plus larges. Le système comprend des vêtements multicouches adaptés aux théâtres d’opérations variés, des technologies comme un badge infrarouge de reconnaissance nocturne, et des tissus légers de protection sans finitions chimiques excessives.

Quelles sont les tenues militaires en dotation chez les soldats belges ?

Les tenues militaires en dotation comprennent le treillis UBAS (veste et pantalon), les rangers adaptées au théâtre d’opération, un couvre-chef (béret, chapeau de brousse ou bonnet), une veste softshell, des sous-vêtements, et des affaires de sport. Les soldats reçoivent également des protections de combat (gilet tactique, masque balistique, casque composite, lunettes balistiques, gants renforcés), du matériel de couchage (hamac, tapis de sol, sur-sac imperméable), et des accessoires d’armes (holster, porte-chargeurs) pour le HK416 et le Glock 17.

Quel est le symbole militaire belge sur les uniformes ?

Le symbole principal sur les uniformes belges est le lion rampant à droite, représenté sur l’insigne du calot dans un anneau d’argent couronné de lauriers (victoire) et de chêne fruité (persévérance), surmonté de la couronne royale belge, le tout en argent sur fond noir. Le rouge (gueules) symbolise le courage et le sacrifice, le blanc (argent) la fidélité et la loyauté. Tous les boutons des uniformes depuis 1915 portent également le dessin du lion belge.

Quelle est la composition d’un paquetage militaire belge en opération ?

Le paquetage militaire belge en opération est organisé en trois sacs totalisant environ 48 kg. Le sac Alpha (TAP, 20 kg) contient l’habillement de secours, le matériel de couchage, les affaires d’hygiène et les protections de combat. Le sac Bravo (sac à dos +60L, 20 kg) regroupe le matériel administratif, les vêtements supplémentaires et l’équipement de survie. Le sac Charlie (musette cabine, 8 kg) contient les documents essentiels, l’électronique personnelle et une trousse de toilette conforme aux restrictions aériennes.

Couleur des bérets militaires belges selon les unités ?

Le béret vert est emblématique du régiment commando belge, orné d’un poignard de combat entouré des mots « United Conquer », tradition héritée du 4e Troop du Commando interallié n°10 durant la Seconde Guerre mondiale. Le calot (autre coiffe) possède des variations de finition selon le département de formation : bande blanche pour le cadre, pointe verte pour le Département Formation Militaire, pointe bleue pour Formation Technique, pointe amarante pour candidat officier, et pointe grise pour le Département Préparatoire à l’École Royale Militaire.

Quel est le nom du béret militaire commando belge ?

Le béret militaire des commandos belges est appelé « béret vert » en raison de sa couleur distinctive. Il porte un insigne du poignard de combat avec la devise « United Conquer », hérité de la participation belge au Commando interallié n°10 pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce même insigne du poignard figure également sur l’épaule et la manche de l’uniforme, représentant l’obtention du brevet commando par le soldat qui le porte. L’influence britannique (béret vert et battle-dress) persiste dans l’uniforme commando belge depuis 1940.

Quelles protections balistiques sont fournies aux soldats belges ?

Les soldats belges reçoivent en dotation un casque composite balistique, un gilet pare-balles (structure modulaire balistique), des plaques céramiques (paire avant/arrière), un masque balistique, des lunettes balistiques, des gants de combat renforcés contre les chocs, des genouillères et coudières. Le système BDCS prévoit également des équipements de protection contre les menaces CBRN (chimique, bactériologique, radioactif, nucléaire) qui seront fournis durant les quinze ans du contrat. Le gilet tactique intègre des porte-chargeurs et pochettes pour l’armement.

Quelles armes sont en dotation dans l’armée belge ?

Les armes en dotation pour les soldats belges en opération sont le fusil d’assaut HK 416 F (qui remplace progressivement le Famas F1) et le pistolet de service Glock 17. Les soldats reçoivent également un couteau de combat CAC à trois fonctions. L’équipement comprend des accessoires spécifiques pour ces armes : holster, porte-chargeurs, pochettes, sangles ISTC, bretelles de fusil, et des accessoires optiques (viseurs red dot, lunettes grossissantes, lampes tactiques) qui peuvent être expédiés colisés avec l’armement principal.

Comment les uniformes belges s’adaptent-ils aux femmes militaires ?

Depuis 2022, pour la première fois, les uniformes belges intègrent des coupes spécifiques pour les femmes militaires qui représentent environ 10% des effectifs. Ces modèles féminins présentent des manches plus courtes et des hanches plus larges pour s’adapter à la morphologie féminine, avec une large gamme de tailles disponibles. Le premier caporal chef Ann Maenhout témoigne : « Maintenant les uniformes sont plus taillés. Il y a une coupe féminine. C’est plus agréable d’être vêtue ainsi ». Cette adaptation morphologique a été prise en compte dès la conception du système BDCS.

Sources

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